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La viande, un mot qui cache des milliards et des milliards de vies innocentes torturées et atrocement tuées


Élevage intensif des animaux de consommation

Par: Marjolaine Jolicoeur ( AHIMSA )

« En fait, si une personne fait du mal aux humains elle sera considérée comme étant cruelle, mais quand des gens sont cruels envers des animaux, spécialement au nom du commerce, on ferme alors les yeux sur cette cruauté, et lorsque de grosses sommes d'argent sont en jeu, elle sera même défendue par des gens autrement intelligents.» ( Ruth Harrison ).

Quiconque vit avec un chat, un chien ou un oiseau sait très bien que les animaux ressentent des émotions, démontrent de la joie, de la peur et de l'affection. Ils communiquent entre eux par des sons, des cris, des chants et s'entraident mutuellement. Certains vivent en troupeau, en clan et une hiérarchie s'établit entre eux.

Il existe des lois pour protéger les chats et les chiens ( même si elles ne sont pas appliquées dans la majorité des cas "surtout au Québec" ), mais elles sont inexistantes pour les animaux élevés pour la consommation humaine. Les méthodes modernes d'élevage considèrent avant tout l'animal comme une source de profits, une machine à viande sur pattes. On fabrique la viande comme des automobiles en série! Les animaux emprisonnés dans les fermes concentrationnaires mènent une existence artificielle où l'on ne respecte pas leurs besoins les plus élémentaires. Ils n'ont pas droit à de l'exercice, ni à l'air extérieur ni à l'interaction avec leurs pairs. Ils subissent l'immobilisation partielle ou totale, parfois dans la noirceur ou la lumière artificielle, faisant l'objet de manipulations génétiques, de croisements, de mutilations afin de satisfaire aux demandes des humains.

Jamais dans toute l'histoire de l'humanité a-t-on vu ce genre d'exploitation, de domination et d'oppression exercées sur les animaux comme celle de l'industrie de l'agriculture. Pour remédier à cette vie animale contre-nature, les éleveurs doivent avoir recours à une panoplie de produits chimiques ( antibiotiques, sulfamides, tranquillisants, hormones, anabolisants, vaccins ) afin de contrer les nombreuses maladies qui terrassent les animaux d'élevage intensif.
Il n'est guère surprenant de constater que les humains se nourissant de viande provenant d'animaux élevés et tués dans la douleur et la peur souffrent à leur tour de divers désordres physiques, énergétiques.


Agriculture Industrielle: Folie Mécanisée

Soure: Peta

La vie sur ferme telle que décrite dans les livres n'est pas du tout la même dans la réalité. Les verts pâturages et les scènes de basse-cour idylliques peintes dans les livres d'enfants sont remplacés par des bâtiments de métal sans fenêtre, des cages en grillage et autres systèmes de confinement, le tout connu sous l'appellation d'élevage industriel.

Privation et Maladie

Le système d'élevage industriel moderne s'efforce de produire la plus grande quantité de viande, de lait et d'oeufs le plus rapidement possible et à bon marché, dans l'espace le plus réduit possible. Les vaches, les veaux, les porcs, les poulets, les dindes, les canards, les oies, les lapins ainsi que d'autres animaux sont enfermés dans de petites cages ou des enclos, dans lesquels ils ne peuvent souvent pas bouger. Ils sont privés d'exercice afin que l'énergie de leur corps soit affectée vers la production de chair, d'oeufs ou de lait pour la consommation humaine. Ils sont bourrés d'hormones de croissance pour les engraisser plus rapidement et sont génétiquement modifiés pour devenir plus gros ou produire plus de lait ou d'oeufs que ce que la nature ne les avaient destinés à l'origine.

Parce que l'entassement crée une atmosphère propice à la maladie, les animaux d'élevage industriel sont nourris et pulvérisés d'énormes quantités d'antibiotiques et de pesticides qui logent dans leurs corps et se transmettent aux gens qui les mangent, créant des risques sérieux pour la santé humaine.

La volaille est divisée en deux groupes: les poules pondeuses et les poulets. Cinq à six poules pondeuses sont entassées dans une cage de grillage de 14 pouces carrés et ces cages sont empilées les unes sur les autres et en rangées. Des tapis roulants transportent l'alimentation et l'eau à l'intérieur des bâtiments et remportent les oeufs et les excréments à l'extérieur. Les poules sont gardées dans une semi-obscurité et leur bec est coupé au fer chaud (sans anesthésie) pour les empêcher de se mutiler entre elles, parfois jusqu'à la mort. Le treillis métallique des cages contre lequel frotte leur corps, les dégarnit de leurs plumes, irrite leur peau et endommage leurs pattes.

Approximativement 20 pour cent des poules élevées dans ces conditions meurent de stress ou de maladie.(1) Après un ou deux ans, leurs corps surmenés diminuent leur production d'oeufs et les pondeuses sont alors abattues (elles vivraient normalement 15-20 ans).(2) Quatre-vingt-dix pour cent de tous les oeufs vendus dans le commerce proviennent de poules élevées en batterie.(3)

Plus de six milliards de poulets sont élevés annuellement dans des hangars.(4) L'éclairage est manipulé pour faire manger les volailles aussi souvent que possible et ces poulets sont tués après seulement neuf semaines. En dépit de l'utilisation massive de pesticides et d'antibiotiques, 60 pour cent des poulets vendus au supermarché sont infectés par la salmonellose.(5)

La sélection génétique -pratiquée dans le but de se maintenir au niveau de la demande et de réduire les coûts de production- provoque des douleurs extrêmes au niveau des os et des articulations et rend les mouvements difficiles. En 1994, une enquête secrète de PETA dans l'industrie du poulet a aussi révélé que les oiseaux souffraient de déshydratation, de maladies respiratoires, d'infections bactériennes, de crises cardiaques, de pattes endommagées et d'autres maux sévères.

Le bétail élevé pour devenir du boeuf naît généralement dans une ( Ville et/ou Province ), il est ensuite engraissé dans autre et est finalement abattu dans une ( Ville et/ou Province ) différente. Il est alimenté par un régime artificiel de céréales et autres "remplissages" (incluant de la moulée) jusqu'à ce que les animaux atteignent 1,000 livres. Ils sont châtrés et marqués au fer sans aucune anesthésie. Pendant le transport, le bétail est entassé dans des camions de métal où les animaux terrifiés souffrent de blessures, des températures extrêmes et du manque d'alimentation, d'eau et de soins vétérinaires.

L'élevage des veaux mâles -rejetons des laitières- est l'un des plus cruellement restrictif de l'élevage industriel. Arrachés à leur mère à peine quelques jours après la naissance, ils sont enchaînés dans des boxes de 22 pouces de large aux planchers de lattes qui leur causent de sévères douleurs aux pattes. Puisque le lait de leurs mères est usurpé pour la consommation humaine, ils sont alimentés d'un substitut aux hormones sans fer: l'anémie conserve leur chair pâle et tendre, mais affaiblit extrêmement les veaux. Quand ils sont abattus vers l'âge de 16 semaines, ils sont souvent trop malades ou estropiés pour pouvoir marcher. Un veau sur 10 meurt de confinement.(6)

Quatre-vingt-dix pour cent de tous les porcs sont étroitement confinés et 70 pour cent le sont pendant toute leur existence.(7) Les truies sont enceintes toute leur vie ou allaitent constamment et sont serrées dans des cages de métal étroites, dans lesquelles elles sont incapables de se retourner. Bien que les porcs soient des animaux naturellement paisibles et sociaux, ils recourent au cannibalisme lorsqu'ils sont empaquetés et entassés, ou ils développent des comportements névrosés en étant tenus isolés et confinés. Les producteurs de porcs perdent 187 millions de $ par an en raison de dysenterie, choléra, trichinose et autres maladies favorisées par l'élevage industriel.(8) Approximativement, 30 pour cent de toute la production de porc est contaminée par la toxoplasmose.(9)


Références

1. Factory Farming," United Animal Defenders, Inc., p. 3.
2. Mason, Jim and Peter Singer, Animal Factories, p. 5.
3. Poultry Digest, July 1978, p. 363.
4. Animal Factories, op.cit., pp. 6-8.
5. Burros, Marian, "Clinton Plan Would Move Meat and Poultry Inspections to F.D.A.," The New York Times, Sept. 13, 1993.
6. "Factory Farming," p. 2.
7. Animal Factories, op.cit., p. 8.
8. Ibid, p. 76.
9. Dubey, J.P., "Toxoplasmosis," Journal of the American Veterinary 10.
Medical Association, Vol. 189, No. 2, 1986, p. 168.

Source: PETA, Ahimsa